Interview – Africa Diaspora News sur la négrophobie

J’ai l’honneur d’avoir été interviewée par Cheikh Gueye du média ADN sur le racisme anti-noir.

Merci pour cet échange.

L’article est disponible sur ce lien : http://africadiaspora.news/2019/08/6412/?fbclid=IwAR1IV1FDOCfGM6_DTB8TcLNctW8mPO5RxXny1TAu1Ye9LRMQJ8edR_Nd24E

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Les crises d’angoisse

« Je n’arrive plus à respirer, j’ai la gorge sèche, je me tiens la gorge, je panique, j’arrive vraiment plus à respirer, j’inspire, j’expire, vite vite mais je n’y arrive pas… j’ai mal, j’ai peur, je vais tomber dans les pommes, je vais mourrir…. »

Les crises d’angoisse ou attaques de panique peuvent survenir à n’importe quel moment et n’importe où, sans raison apparente. Elle peuvent durer de quelques minutes à quelques heures.

C’est quoi une crise d’angoisse ?

C’est ce moment où l’on a l’impression de perdre pied, où l’on a l’impression que tout va s’effondrer, où la peur et le stress sont à leur maximum. A ce moment-là, plus rien ne compte, on a l’impression que l’on va mourrir ou devenir fou dans la minute qui suit. On entre dans un cercle vicieux, il faut se calmer, mais comment… ?

Il y a une part d’irrationalité dans la crise d’angoisse. Car même si cela n’est pas perceptible à l’oeil nu, une succession d’évènements a conduit à cette crise. L’entourage immédiat ne comprend pas, que faire ? 
– Ne surtout pas paniquer et essayer de tout faire pour rassurer la personne concernée
– Changer d’endroit, l’isoler de ce qui a pu mener à la crise
– Respirer en profondeur. Vous connaissez les techniques de relaxation par la respiration? Inspirez profondément en gonflant le ventre et expirez très lentement par la bouche en essayant de faire bouger la flamme d’une bougie fictive qui serait à 30 cm devant vous.
– Juste être là et attendre que cela passe.

Une crise d’angoisse peut arriver de manière isolée mais bien souvent, ce sont des situations qui peuvent se répéter. Et malheureusement, elles peuvent négativement impacter la vie sociale (être dans l’anticipation d’une nouvelle crise et donc ne plus sortir, ne plus aller dans les lieux publics, ne plus faire de nouvelles choses…). 

Si tel est le cas pour vous ou une personne de votre entourage, il faut consulter un professionnel de la santé mentale. 

Faites-vous accompagner.

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Podcast – Mindsight Collective

🇫🇷 Il y a quelques mois, j’ai eu le honneur et le plaisir d’être interrogée par Dionne Williams du média MindSight Collective à propos des stéréotypes associés aux Noirs (de France et d’ailleurs).

L’échange est disponible ici (en anglais) 👇🏽

https://soundcloud.com/mindsightcollective/s2-e1-stereotyping-black-people?fbclid=IwAR2khhgKCdb3HLQm1ahhfcLATDaVSMjLA5rx2FG2v4VwQgM4rzjgy9L4c8A

Vos retours sont les bienvenus !

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🇬🇧 A couple of months ago, I had the honor and pleasure to be interviewed by Dionne Williams from MindSight Collective. We talked about stereotyping black people (in France and elsewhere).

Here’s the link 👇🏽

Thanks for your comments

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Maîtresse d’un homme marié : Un live avec Kalista SY

Bonjour à tous,

Vous connaissez la série sénégalaise à succès « Maîtresse d’un homme marié » ? 

Cette série sénégalaise a été écrite et produite par Kalista Sy (et Marodi TV), dépeint avec justesse la société sénégalaise en donnant le premier rôle aux femmes. Marième, Lalla, Djalika, Racky, Dior, Mamy et les autres sont toutes des facettes de la femme sénégalaise d’aujourd’hui. Comment faire face à la pression sociale tout en menant une vie professionnelle ? Comment concilier tradition et modernité ? Et surtout comment et pourquoi, à un moment donné, elles ont eu besoin d’aller consulter un psychologue.

De manière très novatrice et très juste, Kalista Sy met à l’honneur le métier de psychologue dans la société sénégalaise. Ainsi, eu l’immense honneur d’avoir été conviée à discuter de la peur de consulter un psychologue. C’était sur Instagram, le vendredi 31 Mai 2019 à 17h (heure française) / 15h (heure sénégalaise).

Si vous ne connaissez pas encore la série, vous avez de la chance (!) et je vous invite à découvrir les 50 épisodes de la saison 1 sur YouTube ici (sous-titres français disponibles): https://www.youtube.com/watch?v=BrKBkMCN4qE&list=PLg7NjHK9t-vt4YgmhZP6xBYq8psOyoz7n&index=67

Vous avez suivi la série ? Dites-moi ce que vous en pensez en commentaires ci-dessous.

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Le plafond de verre ou quand l’autre ralenti ma progression

Le « Plafond de verre » c’est cette limite que l’on atteint dans notre progression professionnelle. On a l’impression de stagner alors que d’autres arrivent à franchir les barrières et obtenir des postes à plus hautes responsabilités.

C’est cette assistante qui ne passera jamais responsable ; c’est cet ingénieur qui ne sera jamais responsable de département ; c’est ce maître de conférences qui ne sera jamais Professeur… ce sont ces gens qui occupent des postes, parfois très techniques, mais qui n’accéderont jamais ou très difficilement au palier du dessus. Et qui voient les collègues autour d’eux, avec parfois moins d’ancienneté, leur passer devant.

L’illustration la plus connue est celle du combat des femmes dans le monde du travail. En effet, des études ont montré que malgré leur forte présence sur le marché du travail, les femmes n’accédaient par forcément à TOUS les postes. En particulier les postes à hautes responsabilités. 

En 2014, le taux de femmes siégeant aux conseils d’administration des entreprises du CAC 40 était de 36 %. En 2018, grâce à la loi Copé-Zimmerman relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes dans ces hautes instances, ce taux a atteint 42,5 %. Un grand pas pour les femmes !

Le combat pour l’égal représentation des femmes dure depuis longtemps. Et quand on est une femme ayant des origines extra-européennes, la difficulté est démultipliée. On parle alors de « plafond de bambou » pour les personnes asiatiques ou noires qui subissent ce frein dans l’avancement professionnel. 

En réalité, beaucoup de raisons peuvent expliquer la stagnation d’une personne en comparaison à une autre. Ce qui pose question, c’est lorsque cette situation devient trop fréquence, trop commune au sein d’un même type de population. 

Une telle mise à l’écart ne va pas sans conséquences psychologiques. 
A un moment donné, quand on n’évolue plus professionnellement, les questions surgissent de toutes parts : Est-ce dû à mon manque de compétences ? Au manque d’opportunités ? A la discrimination consciente ou non de l’autre ? Ou bien, peut être que je me fais des idées…. Petit à petit, il se peut que je perde confiance en moi ; que je tombe dans la dépression ou le burn-out…

Et vous, vous est-il arrivé de vous poser la question ? 
Si oui, sachez que vous n’êtes pas seul.e.

Parlez-en autour de vous et si vous vous sentez éprouvé.e psychologiquement, Consultez.

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La dépression, c’est quoi ?

« Je déprime », « ça me déprime », « je suis déprimée »… la référence à la dépression est entrée dans le langage courant. Mais au fait, la dépression c’est quoi ?

Contrairement à cette déprime passagère, la dépression ou « état dépressif » est une réelle maladie psychologique. En réalité il en existe plusieurs formes selon que l’on s’intéresse aux causes ou aux effets. 

Les symptômes que l’on retrouve le plus sont :
– Une tristesse accrue qui dure plusieurs jours consécutifs (et que des événements positifs n’arrivent pas à atténuer)
– Vision pessimiste du monde et de soi même 
– Perception négative du présent, du passé et du futur 
– Ennui, monotonie
– Incapacité à ressentir du plaisir 
– Troubles de l’appétit et du sommeil
– Parfois idées suicidaires

La dépression est l’une des maladies psychiques les plus fréquentes. Elle peut survenir à tout âge. Cependant, elle touche plus souvent les adultes que les enfants ; plus souvent les femmes, les personnes au chômage ou ayant de faibles revenus. 

Après l’accouchement, la femme peut être atteinte de « baby blues » passager (pleurs fréquents, tristesse). Mais cela peut également se transformer en « Dépression post-partum » qui doit absolument être prise en charge.

Vous vous reconnaissez dans ces symptômes ? Vous sentez que vous n’allez pas bien mais ne savez pas exactement à quoi cela est dû ? 

N’hésitez plus, consultez un psychologue. 

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Tu viens d’où ?

Extrait 1: 

C’est Madame X qui, lors d’un évènement à Prague, regroupant les meilleures écoles de commerce du monde, se voit interrogée par un Français :
– Lui : « Tu viens d’où ? »
– Madame X : « De France, je suis française monsieur »
– Lui : « Non mais tu n’es pas Française, tu viens d’où ? »

Extrait 2 :

C’est Monsieur Y, qui lors d’un voyage d’études dans une académie prestigieuse aux Pays-Bas, rencontre un diplomate français qui le prend d’emblée pour un étudiant Haïtien  
– Monsieur Y : « Moi je suis ressortissant français (…). Regardez ma carte, je suis Français » 
– Le diplomate : « Vous êtes sûr ? »

Dans les deux extraits (issus d’entretiens et d’histoires VRAIES), la situation est la suivante : français.e noir.e lors d’un évènement international à l’étranger, un compatriote ne vous reconnaît pas comme tel. 

Vous me direz, « pas besoin d’aller à l’étranger, on traverse la rue et on nous pose la même question! ». 
Et vous avez raison ! Combien de fois n’ai-je pas lu l’embarras et l’insatisfaction de mes interlocuteurs quand ils me demandaient d’où je venais et que je leur répondait « Je suis picarde ! » 🙂

Certes, cette question est agaçante et l’on n’a pas envie d’y répondre surtout lorsque le ton de la personne en face n’est pas bienveillant. MAIS, n’est-ce pas une question tout simplement normale ? Une personne ayant un faciès Noir/ Arabe/ Asiatique ou autre a forcément des origines étrangères plus ou moins lointaines et l’on a naturellement envie de savoir d’où cela vient ? 

Le problème, c’est que notre apparence conduit l’autre à nous considérer d’emblée comme des étrangers. 
Le pire, c’est lorsque cette personne n’est pas satisfaite de notre réponse et nie par la même occasion notre appartenance nationale. 
L’idéal c’est lorsque notre apparence / nos noms / notre couleur ne seraient plus perçus comme des signes d’une appartenance étrangère . 

Au quotidien, ces remarques (et bien d’autres) peuvent constituer des micro-agressions qui nous minent petit à petit. 

Vous sentez que vous ne pouvez plus le supporter ? Parlez-en.

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